Une délégation estudiantine de l’Université internationale de Floride, présidée par le Professeur Allan Rosenbaum, a effectué le mardi 27 février 2018 une visite, troisième du genre, à l’Institution du Médiateur du Royaume, et ce dans le cadre du Partenariat établi entre les Cités et Gouvernements Locaux Unies en Afrique et ladite université.
Les membres de la délégation, composée de 26 bénéficiaires, ont été reçus par le Secrétaire général de l’Institution M. Mohammed Lididi, qui a donné un aperçu sur l’institution, ses prérogatives et son domaine d’intervention. Il a également passé en revue le contexte historique du Wilayat Al Madhalim à travers l’histoire islamique jusqu’à la création de l’actuelle institution moderne en 2011, appuyée par des dispositions constitutionnelles.
Il a, ensuite, souligné ses spécificités qui la distingue par rapport aux autres institutions, notamment l’indépendance, la spécialité, la capacité légale et la constitutionnalisation, tout en mentionnant ses voies simplifiées de saisine, à travers le dépôt direct, la poste, le fax, l’e-mail…etc.
Concernant la représentation régionale de l’institution, le Secrétaire général a signalé que l’institution est engagée dans le choix de la décentralisation adopté par le pays, et qu’elle dispose de cinq délégations régionales, dans une locale, outre trois points de contact.
D’autre part, il a indiqué que l’institution est dotée d’un moyen fort d’influence, en l’occurrence le rapport annuel soumis à Sa Majesté le Roi, publié au Bulletin Officiel pour sa diffusion à grand échelle, et dont une synthèse est exposée devant le Parlement.
S’agissant de l’ouverture sur les instances internationales, le Secrétaire général a indiqué que l’institution est pleinement engagée dans plusieurs partenariats et conventions bilatérales et multilatérales, notamment dans le cadre de l’Institut international de l’Ombudsman, et celui des associations des Ombudsmans et médiateurs de la méditerranée, de la francophonie et des pays islamiques, outre les efforts de plaidoirie fournis devant les instances internationales. Il a également noté que l’institution est active au niveau de l’ONU, notamment à travers la Résolution onusienne, émise en 2010, relative à la consolidation des rôles des institutions d’Ombudsmans et de renforcement de leurs positions. Il a également cité, dans le même sens, la Déclaration de Marrakech sur la médiation institutionnelle, issue en marge du Forum mondial des droits de l’Homme, tenu à Marrakech en novembre 2014. 
D’autre part, il a indiqué que le Médiateur est membres par la loi dans plusieurs instances et institutions nationales de gouvernance et des droits de l’Homme, notamment le Conseil national des droits de l’Homme, l’Instance centrale de prévention de la corruption, le Conseil économique, social et environnemental, et le Conseil de la Communauté marocaine à l’étranger.
Lors du débat, les étudiants ont posé des questions pertinentes faisant preuve de l’intérêt qu’ils accordent à cette institution. A cet égard, M. le Secrétaire général a fourni des éclaircissements sur la nature des cas traités par l’institution, notamment ceux ayant un caractère administratif, économique, et foncier, ainsi que les dossiers de non-exécution des jugements judiciaires. Il a également souligné que les plaintes anonymes ne sont pas recevables, sauf lorsqu’il s’avère que leur contenu à un caractère sérieux, chose qui oblige leur transfert de manière automatique aux instances compétentes afin de mener des enquêtes sur la véracité des faits inclus.
En ce qui concerne l’indépendance de l’institution, M. le Secrétaire général a souligné que l’institution travaille en parfaite autonomie vis-à-vis de tous les pouvoirs, et que Sa Majesté est le grand garant de son indépendance.
Il a, d’autre part, signalé que les recommandations du Médiateur, émises suite à un long travail de réflexion et basées sur les principes de justice et d’équité, sont contraignantes, définitives et ne sont pas attaquables en justice.