La Délégation régionale de l’Institution du Médiateur du Royaume à la Région Laâyoune- Sakia El Hamra a participé, le 07 mars 2018, aux travaux de la Conférence nationale organisée par le Bureau régional de l’Amicale Hassania des magistrats à Lâayoune, en partenariat avec la Commission régionale des droits de l’Homme Laâyoune-Essmara autour du thème « la protection juridique et judiciaire de la femme et de l’enfant  à la lumière des législations nationales et chartes internationales», tenue au siège du Conseil de ladite Région.
Ont pris part à cet événement, organisé également avec l’appui du Conseil de la Région Lâayoune- Sakia El Hamra, du Conseil régionale de Laâouyne et du Conseil municipal d’Al Marsa, une pléiade d’experts et de personnes concernées par ce domaine, des magistrats, des avocats, des chercheurs et des représentants de la société civile, outre des membres du Conseil national des droits de l’Homme.
Lors de la première séance, plusieurs points ont été abordés, à savoir les réformes législatives et la protection juridique des femmes victimes de violence. On a également procédé à la lecture de la loi 103.03 relative à la lutte contre la violence à l’égard de la femme, tout en passant en revue l’expérience des cellules de prise en charge judiciaire au profit des femmes et enfants victimes de la violence, la protection judiciaire des droits de la femme à la lumière des décisions de la Cour de Cassation, ainsi que l’approche droits de l’Homme dans la protection des droits des femmes et enfants victimes de ce phénomène.
Les participants ont également traité des sujets divers liés à cette thématique, comme le mariage des mineurs à travers l’analyse de la protection juridique et judiciaire dans les lois du droit commun et les conventions internationales et la protection juridique de la femme mise à la porte de son foyer conjugal, outre le régime de l’assistance sociale de l’entraide nationale des femmes en situation difficile.
Par ailleurs, ils ont souligné que le Maroc a pu acquérir une expérience importante au niveau des réformes législatives à savoir le Code de la famille, la loi sur la nationalité, le Code pénal, et la loi relative à la violence à l’égard de la femme, outre les réformes entreprises sur le plan institutionnel, notamment le plan national exécutif de la lutte à l’égard de la violence, et le plan gouvernemental de l’égalité « Ikram».
Lors des séances de débat, les intervenants ont plaidé pour :
•    La nécessité de la formation et la formation continue des agents chargés de l’exécution de la loi, à savoir les magistrats, les magistrats du ministère publique, les avocats et la police;
•    La propagation de la culture de l’égalité dans les programmes scolaires et la prise des décisions nécessaires visant l’élimination des pratiques discriminatoires;
•    La facilitation de l’accès à la justice au niveau des infrastructures des tribunaux au profit des femmes en situation d’handicap;
•    L’aggravation de la peine en cas d’atteinte à l’intégrité physique de la femme si le récidive est établi;
•    La mise en place d’un mécanisme de prise en charge psychique des femmes et des enfants victimes de la violence lors de l’étape préliminaire et celle de l’engagement de la procédure en vue de garantir la stabilité psychologique de la femme et de l’enfant.